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La trilogie principielle avait déjà tenté, au prisme de la psychoréfraction, d’ébaucher une métaphysique manquant douloureusement à l’athéisme. Remâchant le néant jusqu’à ce que l’absoluité du vide ait décelé en son rumen l’énergie génésique, Pons Levy va poser les bases d’une philosophie du rien dont la nature invasive peuplera désormais chaque nouveau fragment d’intelligible surgissant de derrière les fagots de l’idéologie. Dans cette optique, il n’hésitera pas, dès 1994, à transgresser avec Le rien les contre-dogmes du polyréalisme qui, de leur côté, s’inviteront sans prévenir dans les territoires du roman ou de l’essai littéraire. Le manifeste de 1992 mettait en garde le lecteur contre toute dérive sectaire qu’une révolution artistique est propre à provoquer. L’autoradiation de son auteur mettra en pratique son concept d’un intrasystème ayant vocation à déjouer le double piège du système et de l’antisystème. Au reste, il n’y a rien d’étonnant à ce que sa trilogie téléologique se soit placée sous le sceau de la Corne retournée, une collection regroupant des volumes qui ont en commun d’être traversés de bout en bout par le principe de l’aleph, de ses cornes inversées pointant vers les homologies ou de sa corne homothétique pouvant se retourner comme une peau de lapin. Résidant au fondement de l’acromphale, on pouvait s’attendre à ce que leur profondeur ponctique se traduisît par un rayonnement noir.

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